6 février, 2023

La Soudanaise condamnée à mort … ne sera pas forcément libérée

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La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie ne sera pas forcément libérée

Après avoir annoncé samedi la libération de Meriam Yahia Ibrahim Ishag, les autorités soudanaises se sont rétractées.

Pour quelles raisons la jeune femme avait-elle été condamnée ?

Élevée par sa seule mère orthodoxe, Meriam Yahia Ibrahim Ishag se considère comme chrétienne. Son propre frère a porté plainte contre elle, suite à son mariage avec un chrétien américain originaire du Soudan du Sud, Dani Wani.

Elle a été condamnée à mort par un tribunal qui a considéré qu’elle s’était convertie au christianisme alors que son père était musulman – l’apostasie est un crime selon l’interprétation soudanaise de la charia (loi islamique). D’autre part, elle a écopé de 100 coups de fouet pour « adultère », le mariage à un chrétien étant considéré comme tel.

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Y a-t-il un revirement des autorités soudanaises ?

La déclaration d’un responsable au ministère soudanais des Affaires étrangères, Abdallah Al-Azraq, avait semblé laisser entrevoir sa libération. Celui-ci avait déclaré à l’AFP, en fin de semaine dernière : « La femme sera libérée dans les prochains jours selon les procédures légales qui seront prises par le pouvoir judiciaire et le ministère de la Justice. »

Mais les autorités sud-soudanaises accusent les médias d’avoir véhiculé une information erronée, en sortant la déclaration de son contexte. Le responsable affirme avoir expliqué que les avocats de Meriam Yahia Ibrahim Ishag venaient de faire appel et qu’elle serait libérée si la Cour d’appel jugeait en sa faveur.

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Quel avenir pour la jeune mère et ses enfants ?

La libération de Meriam Yahia Ibrahim Ishag se fait de moins en moins certaine. Selon son avocat, seule la Cour d’appel est apte à prononcer sa libération. Or, l’avocat souligne que pour l’instant, l’audience a été reportée car le dossier était incomplet.

La jeune femme a accouché en prison d’une petite fille, le mardi 27 mai. Son petit garçon de 20 mois a aussi été emprisonné avec elle.

Les pays occidentaux et les organisations de défense des droits de l’Homme s’indignent du verdict : Amnesty International a d’ailleurs lancé une pétition pour réclamer la libération immédiate de la jeune femme, et l’annulation de son exécution. Cependant, l’application du verdict n’est pas imminente, l’exécution devant intervenir dans deux ans.

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Un recours international est-il possible  ?

Selon Amnesty International, sa double condamnation est contraire au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont le Soudan est signataire. Ses avocats soulignent qu’ « elle est légalement mariée ». Et, selon les accords internationaux en vigueur, acceptés par le gouvernement soudanais, « il ne devrait pas y avoir de crime d’apostasie ».

Malgré la condamnation unanime des instances de défense des droits de l’Homme et des pays occidentaux, un recours international semble peu plausible.

CHARLOTTE DURAND

source: lacroix

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