4 février, 2023

Le lien entre la dépression et les heures supplémentaires

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Les fonctionnaires qui travaillent 11 heures ou plus par jour ont deux fois et demie plus de chance de souffrir de dépression grave que ceux qui s’acquittent de 7 ou 8 heures de travail, montre une étude menée en Grande-Bretagne.

L’étude, parue dans la version en ligne de la revue PloS ONE (Public Library of Science), porte sur environ 2000 cols blancs britanniques, des hommes et femmes de 35 à 55 ans qui jouissaient d’une bonne santé mentale au début de la recherche.

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« Faire des heures supplémentaires peut avoir un effet bénéfique pour l’individu et la société, mais il est important de reconnaître que le fait de trop travailler est associé à un risque accru de dépression grave », affirme Marianna Virtanen de l’Institut finlandais de la médecine du travail, principale auteure de l’étude.

Les résultats ont été ajustés pour éliminer l’influence des tensions en milieu de travail et des facteurs liés au mode de vie, telle la consommation de drogue, d’alcool ou de tabac.

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Fait à noter, le taux de dépression est tout de même plus élevé dans la population en général (5 %) que parmi les cols blancs travaillant 11 heures et plus quotidiennement (3,1 %).

Selon les auteurs de l’étude, ce taux relativement bas pourrait s’expliquer par le fait que tous les participants retenus pour cette recherche jouissaient d’une bonne santé mentale et physique, ce qui n’est pas le cas dans l’échantillon de la population générale.

Des recherches seront d’ailleurs menées au sein d’autres groupes professionnels pour déterminer si le lien entre de longues journées de travail et la dépression se confirme.

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Un certain nombre de recherches avaient déjà été menées à ce sujet, avec des résultats variables.

Une étude canadienne avait notamment démontré qu’une semaine de travail de 41 heures et plus entraînait un risque accru de dépression clinique majeure par rapport à une semaine de 35 à 40 heures. Les chercheurs n’avaient cependant observé cette corrélation que chez les femmes.


http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2012/01/25/005-depression-heures-supplementaires.shtml

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