Radar sur Tendry – « Le code » feat. Nerih
Sorti en février 2026, le titre « Le code » de Tendry s’est dévoilé comme un nouveau chant marquant pour la communauté de la musique chrétienne contemporaine. Ce track est signé par l’auteur Tendry Rajaonson, sur une composition de Heriniaina Nathan Ramananarivo. Pour mieux situer les artisans de ce morceau, quelques repères s’imposent.
Tendry Rajaonson : Rappeur et chanteur chrétien malgache, actif depuis le début des années 2010, mêlant gospel, rap et pop urbaine au sein de la scène évangélique francophone.
Heriniaina Nathan Ramananarivo : Musicien et songwriter malgache, actif comme compositeur, pianiste et arrangeur dans la musique moderne et la scène gospel francophone.
Pourquoi ce titre est sous le Radar de BGospel ?
La rubrique Radar Évangélique a pour mission d’observer et d’analyser le message spirituel des nouvelles sorties musicales ou des titres figurant dans le Top 50 hebdomadaire du Magazine, sans jamais juger l’artiste lui‑même.
L’objectif est de vérifier si les paroles relèvent :
- d’une foi biblique explicitement assumée (classe A),
- d’une inspiration chrétienne ou positive mais partiellement explicite (classe B),
- ou d’un contenu non évangélique au sens doctrinal (classe C).
« Le code » est une nouvelle sortie, produite par Tendry qui évolue dans la communauté évangélique et la musique chrétienne urbaine. Afin de vérifier si « Le code » fait partie des chants dont la mission est de propager l’Évangile et d’édifier, ce titre entre donc naturellement dans le périmètre du Radar Évangélique BGospel pour évaluation.
Analyse structurelle
Cette fiche propose une analyse détaillée strophe par strophe, refrains et ponts, en appliquant strictement les critères Radar de clarté, pédagogie et évangélisation explicite au texte « Le code ». Le texte contient 283 mots au total.
Strophe 1
Tout ce que Dieu fait est parfait
Mais c’est en Son temps
Projet de vie et de paix rempli d’espérance
Commentaire
Cette partie introduit le thème central de la chanson : la perfection de l’action de Dieu et le respect de Son temps dans l’accomplissement de Ses plans. Elle renvoie directement à l’idée d’ Ecclésiaste 3:11 (Dieu fait toute chose bonne en son temps) et à Jérémie 29:11 (projet de paix et d’espérance pour le croyant). Le vocabulaire est simple, mais doctrinalement solide, avec une perspective de confiance en la providence divine. La formulation reste explicite et peu métaphorique, ce qui facilite la compréhension pour tout auditeur.
Clarté locale
Expressions bibliques explicites : ≈ 90%.
Part d’images non expliquées : ≈ 10%.
Caractère pédagogique et direct : ≈ 85%.
Refrain
Dans le bon toi t’as capté le code (a-ha)
Dans le bon toi t’as capté le code (a-ha)
Pas de haine que du love on est cor-da (a-ha)
Pas de haine que du love on est brother (a-ha)
Dans le bon toi t’as capté le code (a-ha)
Commentaire
Le refrain exprime l’idée que comprendre le « code » de Dieu revient à saisir la logique de l’amour fraternel et de l’absence de haine au sein de la communauté. La référence implicite au commandement d’amour fraternel s’ancre dans des passages comme Jean 13:34‑35 et 1 Jean 4:20‑21, qui insistent sur l’amour entre frères comme signe de la vraie foi. Le langage est urbain et familier (« love », « brother », « capté le code »), ce qui parle bien aux jeunes publics mais s’éloigne du lexique biblique classique. La présence d’onomatopées (« a‑ha ») sert surtout le rythme et l’ambiance plutôt que la densité doctrinale.
Clarté locale
Expressions bibliques/évangéliques explicites : ≈ 65%.
Images et métaphores modernes (code, cor‑da) : ≈ 25%.
Sons/onomatopées sans contenu sémantique : ≈ 10%.
Strophe 2
Oui faut patienter c’est normal
Oui faut persévérer, normal
Beaucoup de béné que Dieu veut nous donner
Mais faut patienter c’est tout, c’est tout
Commentaire
Cette strophe met l’accent sur la patience et la persévérance dans la foi, en lien avec des textes comme Romains 12:12 (patience, persévérance) et Galates 6:9 (ne pas se lasser de faire le bien). L’idée que Dieu veut « donner beaucoup de bénédictions » rejoint une vision de confiance dans la bonté de Dieu, tout en rappelant la nécessité d’attendre Son temps. Le langage, très accessible et oral (« béné », « c’est tout »), renforce le caractère pédagogique mais garde une expression doctrinale simple.
Clarté locale
Expressions explicitement évangéliques : ≈ 75%.
Part de langage familier : ≈ 30% (sans nuire à la compréhension).
Caractère pédagogique (exhortation claire à la patience) : ≈ 70%.
Strophe 3
Ah! J’suis toujours sans voix
Quand je vois comment tout se met en place là
Maintenant je le vois
Ton plan est meilleur pour moi
Commentaire
Cette partie exprime la reconnaissance personnelle face à l’action de Dieu qui met les choses « en place », ce qui évoque l’idée d’un plan divin supérieur, comme dans Psaume 18:30 ou Proverbes 3:5‑6 (se confier en Dieu plutôt qu’en sa propre intelligence). Le pronoms « Ton plan » vise Dieu et exprime une dimension de foi personnelle et de soumission à Sa volonté. L’angle reste davantage expérientiel et émotionnel que doctrinal, mais il s’inscrit clairement dans un cadre biblique.
Clarté locale
Expressions à portée biblique : ≈ 70%.
Dimension émotionnelle (sans détails doctrinaux) : ≈ 30%.
Compréhension pour un auditeur non initié : ≈ 75%.
Pont
Pousse, pousse un peu
Allez vas-y
Pousse, pousse un peu
J’sais que ça paraît tout simple (c’est pas simple mais tu peux le faire)
Mais pousse, pousse un peu
Commentaire
Le pont agit comme une exhortation motivante à continuer l’effort, que ce soit dans la foi ou dans la vie quotidienne, ce qui peut se rapprocher de Galates 6:9 (persévérer) ou Hébreux 12:1‑2 (courir avec persévérance). Le texte reste cependant très imagé et métaphorique, sans référence doctrinale directe, servant surtout de relais entre les sections plus explicitement bibliques. L’insistance sur « tu peux le faire » encourage le croyant à collaborer avec la grâce de Dieu, sans que cela soit explicité théologiquement.
Clarté locale
Contenu évangélique implicite (persévérance) : ≈ 55%.
Part d’images et de répétitions sans explication : ≈ 35%.
Caractère essentiellement rythmique/ambiance : ≈ 40%.
Refrain (rappel doctrinal)
Tout ce que Dieu fait est parfait
Mais c’est en Son temps
Projet de vie et de paix rempli d’espérance
Commentaire
Ce rappel recentre l’auditeur sur le cœur biblique du chant : la perfection des actes de Dieu et la nécessité d’accepter Son calendrier, avec un horizon d’espérance. L’expression « projet de vie et de paix » évoque fortement Jérémie 29:11 et ancre le chant dans une espérance chrétienne structurée. La récurrence de ces lignes renforce la mémorisation d’un message théologiquement correct et clairement évangélique.
Clarté locale
Expressions bibliques explicites : ≈ 90%.
Langage classique et accessible : ≈ 85%.
Densité doctrinale dans ce passage : ≈ 85%.
Strophe 4
On est brother de Beriz à Mada
Chez nous c’est bye-bye stress, c’est nada
C’est pas un imprévu qui nous atteindra
On sait que bénédiction pour nous viendra
Commentaire
Cette strophe illustre une fraternité étendue géographiquement (Beriz à Mada) et une confiance collective en la protection de Dieu contre les imprévus, dans l’esprit de Romains 8:28 (toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu). La mention de la bénédiction à venir renforce l’idée de foi en l’intervention de Dieu dans la vie des croyants. Le vocabulaire (« bye‑bye stress », « nada ») situe clairement le morceau dans une esthétique urbaine, avec un fond évangélique mais une forme très contemporaine.
Clarté locale
Expressions évangéliques (foi, bénédiction, confiance) : ≈ 70%.
Langage familier et localisé : ≈ 35%.
Lisibilité du message pour un auditeur moyen : ≈ 75%.
Outro
Tôt tôt tôt tôt tôt
Ne cherche pas les choses un peu trop tôt
Jésus te donnera forcément le go
Yeah, ça en vaut bien la peine
Crois-moi
Commentaire
L’outro conclut sur un appel à la patience et à la confiance en Jésus pour valider le bon moment (« donnera le go »), ce qui rappelle l’idée d’attendre la direction du Seigneur (Psaume 37:7, Proverbes 3:5‑6). Le nom de Jésus est explicitement cité, et la structure reste centrée sur la foi en Sa capacité à guider le croyant. Le langage demeure imagé et moderne, mais avec une orientation doctrinale lisible.
Clarté locale
Mention explicite de Jésus : Oui, ≈ 90% de clarté sur le centre spirituel.
Dimension pédagogique (attendre le temps de Jésus) : ≈ 75%.
Part d’images non expliquées : ≈ 20%.
Synthèse des pourcentages
| Critère | Estimation (%) |
|---|---|
| Clarté globale du texte | ≈ 80% |
| Expressions explicites (bibliques/évangéliques) | ≈ 75% |
| Langage classique (phrases compréhensibles) | ≈ 70% |
| Couplets structurés et phrases complètes | ≈ 75% |
| Doctrine réellement expliquée (et pas seulement évoquée) | ≈ 65% |
| Caractère de « prédication chantée claire » | Oui ≈ 70% |
| Langage biblique (partiel, avec exemples) | Oui ≈ 65% |
| Sons/onomatopées vs mots de sens | Sons ≈ 20%, sens ≈ 80% |
| Focalisation sur ambiance/ressenti/rythme | ≈ 30% |
| Fond (contenu doctrinal / spirituel) | ≈ 75% |
| Forme (structure, pédagogie, formulation nette) | ≈ 70% |
| Texte évangélique didactique clair | ≈ 70% |
| Densité de message évangélique lisible/audible | ≈ 75% |
| Global (moyenne des critères) | ≈ 72% |
- Phrases évangéliques explicites : ≈ 70% (ex. « Tout ce que Dieu fait est parfait », « Jésus te donnera forcément le go », « On sait que bénédiction pour nous viendra »).
- Phrases bibliques (imagerie / allusions) : ≈ 60%.
- Phrases non évangéliques (sons, neutres, etc.) : ≈ 20%.
Constat global et déclaration finale
Sur le fond, « Le code » propose une lecture cohérente avec une foi biblique centrée sur la souveraineté de Dieu, la patience, l’espérance et la confiance en Jésus. Les références à Dieu et à Jésus structurent le message autour du plan divin, des bénédictions promises et de la fraternité chrétienne. L’Évangile n’est pas développé de façon systématique (peu de mention explicite de la croix ou du salut), mais la dynamique générale reste clairement évangélique.
Sur la forme, le texte alterne entre un registre urbain très contemporain (vocabulaire familier, onomatopées, éléments de flow) et des affirmations directement bibliques. La structure couplets–refrains–pont est lisible et permet de retenir aisément le message central sur le temps de Dieu. Les onomatopées et répétitions servent surtout l’ambiance et le rythme sans effacer la lisibilité doctrinale du chant.
Concernant la dimension didactique et la densité évangélique, la clarté évangélique didactique se situe autour de 70%, avec un message principal accessible pour un auditeur non initié. La densité de message lisible et audible avoisine 75%, avec quelques limites dues aux images modernes peu expliquées et à l’absence d’exposé complet du salut. Néanmoins, la chanson fonctionne comme une prédication chantée simple sur la confiance en Dieu et en Jésus dans le temps de Sa volonté.
Point bonus
La démarche du Radar Évangélique est d’encourager les musiques qui élèvent Dieu et restent au plus près de l’enseignement du Nouveau Testament, notamment sur la seigneurie du Christ (Colossiens 1:15‑20), la vie conduite par l’Esprit (Romains 8) et la marche dans l’amour (Éphésiens 5:1‑2).
Peut‑on dire que Jésus est cité dans ce texte et que cette musique est centrée sur Jésus ?
Dans le cadre du Radar, toute mention de « Dieu », « Jésus », « Christ » ou « Yahweh » est traitée comme une référence directe à Jésus ; en ce sens, Jésus est bien cité dans ce texte et le chant est théologiquement centré sur Lui à travers le plan de Dieu qu’il met en avant. Toutefois, dans la formulation concrète des paroles, l’accent est réparti entre le plan de Dieu, la bénédiction et la vie de foi, sans développer de façon exhaustive la personne et l’œuvre de Jésus. Réponse : oui, Jésus est cité et le centre spirituel est christocentrique, mais l’axe reste celui d’une exhortation sur le temps de Dieu plus que d’un exposé complet sur Jésus. Un bonus de +3% est appliqué sur ce critère.
Peut‑on dire que cette musique élève Dieu ?
Oui, le texte affirme la perfection de ce que Dieu fait, parle de Son temps, de Ses projets de paix et de bénédictions, et encourage la confiance dans Son plan. Réponse : oui, la musique élève Dieu de manière explicite. Application d’un bonus de +2% supplémentaire sur le score global.
La clarté évangélique didactique (≈ 70%) et la densité de message lisible et audible (≈ 75%) restent légèrement en dessous des seuils de 80% et 85% requis pour le bonus additionnel de 7%. Aucun bonus de 7% n’est donc appliqué à ce titre.
Score global initial ≈ 72%, après bonus +3% et +2% = 77% (plafonné sous 100%).
Décision finale selon notre Radar Évangélique
La musique de Tendry titrée « Le code », selon notre grille d’évaluation BGospel, est classée comme :
Classe A – chant évangélique explicitement doctrinal, avec un score 77%.
Ce classement s’explique par un ancrage biblique clair sur la souveraineté de Dieu, la patience dans Son temps, la bénédiction et la confiance en Jésus, compris comme pleine révélation de Dieu. Le texte se situe davantage vers une exhortation chantée, structurée et centrée sur la vie de foi quotidienne, qu’une exposition complète de la doctrine du salut. La dimension évangélique explicite reste dominante, soutenue par des formulations claires et des références directes au plan de Dieu et à Jésus, ce qui justifie l’inscription du chant en classe A.


