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MUSIQUES

Rachel C. Poyeau – VIKTWA, une histoire vraie et un témoignage

VIKTWA : quand le pardon devient une victoire

Dans le répertoire musical de la communauté évangélique haïtienne, plusieurs chansons portent le titre de VIKTWA. Les raisons en sont toutes différentes, tout comme le rythme et la mélodie, et souvent, plusieurs passent inaperçues jusqu’à disparaître dans la liste de lecture des oubliés.

Voici maintenant plusieurs semaines que Rachel C. Poyeau a sorti sa version personnelle de VIKTWA, et je me suis dit qu’il était bien temps de vous raconter cette histoire qui date de plus de 20 ans et qui est à l’origine de ce message en chanson — qui n’est autre que la confirmation que quand Dieu est avec toi et te protège, personne ne peut t’atteindre.

2020 : il n’y avait pas que la COVID-19

Une amie de longue date, presque une sœur de cœur, refait surface après une longue période de silence. « Nous avions tout partagé », me dit-elle : les rêves d’avenir, les fous rires, les confidences. Pendant des mois, je m’étais inquiétée pour elle, sans nouvelles, sachant qu’elle était malade par intermittence, ballotée entre projets avortés et hospitalisations.

Alors, quand son message est apparu sur Messenger, Rachel était plus qu’heureuse de le recevoir et d’avoir enfin de ses nouvelles.

Et comme entre deux amies de très longue date, la conversation semble rapidement repartir comme avant, jusqu’à ce que tombe une phrase étrange :

« Est-ce que tu as l’habitude de me voir dans ton sommeil ? »

Sur le coup, Rachel avoue ne rien comprendre.

Naïve, confiante, elle ne prête jamais de mauvaises intentions aux gens qu’elle aime. Elle met la question sur le compte de l’inquiétude, peut-être de la maladie.

Dans Proverbes 14:15, la Parole nous dit : « Le simple croit tout ce qu’on dit, mais l’homme prudent est attentif à ses pas. »

Tout à coup, une inquiétude sourde naît en elle. Arrivée à la maison, après avoir récupéré son fils à l’école, elle décide de rappeler son amie.

La vérité qui l’attend de l’autre côté de l’écran va marquer sa vie à jamais.

Une jalousie avouée, des tentatives invisibles

À l’autre bout du fil, la voix de son amie se brise. Les mots sortent avec insistance et une sincérité désarmante : demandes de pardon, aveux, regrets. Elle lui confesse qu’elle a été jalouse.
Jalouse de sa vie, de son mariage, de ses enfants, de sa stabilité professionnelle. Jalouse au point, dit-elle, d’avoir voulu lui faire du mal. Jalouse au point d’« essayer de la tuer ».

« J’ai refusé d’y croire », nous confie Rachel.
Comment une amie aussi brillante, celle avec qui elle partageait tant de choses, aurait-elle pu nourrir une telle noirceur ?

La Parole de Dieu dit dans 1 Samuel 16:7 : « L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur. » Et dans Proverbes 14:30, la vérité biblique nous dit : « La jalousie est la carie des os. »

Pendant que la vie de Rachel avançait, structurée, bénie, celle de son amie s’enlisait dans la maladie, les projets interrompus, la frustration silencieuse.

Derrière les sourires, la comparaison s’était transformée en poison.

Le virage vers la noirceur…

Son amie lui raconte avoir fréquenté des milieux spirituels sombres, avoir cherché à lui nuire, à briser sa destinée. Notre sœur découvre — il y a plus d’une vingtaine d’années —, une jalousie silencieuse accompagnait chaque étape de sa progression. Elle réalise combien Dieu a toujours été là.

Face à ces aveux, une certitude s’impose, nous dit-elle : « Si je suis encore en vie aujourd’hui, c’est que Dieu a mis une limite à ce que la haine pouvait faire. »

Bien qu’elle ait su pardonner à son amie, en contemplant la fidélité de Dieu dans sa vie, elle a décidé de prendre ses distances. Même si des messages troublants n’ont pas cessé immédiatement, Rachel a compris que la victoire appartient à celui qui demeure continuellement dans la présence de Dieu.

Quand le côté humain ressent la peur et l’inquiétude, le Saint-Esprit intervient pour nous rappeler de compter les bienfaits de Dieu.

Rachel a rapidement compris que si elle tient debout, ce n’est pas par hasard.

Comme la Parole le demande, elle continue à prier pour cette amie.

C’est donc dans cette tentative de chambardement spirituel, entre blessure profonde, danger réel et grâce protectrice, qu’est née la chanson « VIKTWA ».

Pour certains, ce chant peut ne rien vouloir dire de particulier. Mais à toutes les personnes qui ont vécu la manifestation de la fidélité et de la puissance de Yahweh, la profondeur du message que décrit ce chant vous rappellera certainement un combat invisible, une survie, un kidnapping surmonté, des attaques spirituelles déjouées.

« À chaque occasion, c’est une opportunité de compter les bienfaits de l’Éternel dans votre vie.

Chaque mot devient alors une déclaration.

Dès l’ouverture, le chant rappelle une vérité qui nous a protégés, même quand nous n’en sommes pas toujours conscients.

Ce chant veut te rappeler, quand tu l’écoutes, que ta vie n’est pas le fruit du hasard. Avant même ta naissance, Dieu connaissait ton nom, ton chemin et ta destinée.

Face aux montagnes et aux menaces

« Nenpot montay kap kanpe devanm M deklare se poum travesel Non, anyen pap janm ka ebranlem Fondasyonm se sou ou Yawe »

La « montagne » n’est pas seulement une difficulté abstraite : c’est la jalousie, la sorcellerie, la haine, le kidnapping survenu il y a plus de 20 ans, la trahison. Pourtant, Rachel déclare dans ce chant qu’elle ne fera pas que survivre : elle traversera. Sa stabilité ne vient pas des circonstances, mais de sa fondation placée en Yahweh.

Le refrain décrit une victoire 24h/24

« Mwen gen viktwa
Viktwa, viktwa, viktwa
Viktwa nan domi, viktwa lèm leve
Mwen gen viktwa
Viktwa, viktwa, viktwa
Eloyi kanpe bo kotem »

Ici, la chanson touche directement à son expérience. Les attaques de son amie se sont souvent manifestées dans le monde spirituel, dans le sommeil, la nuit, par des messages inquiétants. En réponse, le refrain insiste : la victoire n’est pas seulement visible le jour, elle couvre aussi le sommeil, le moment le plus vulnérable.

« Eloyim kanpe bo kotem » affirme que Dieu lui-même se tient à ses côtés. Ce n’est pas une simple image poétique : pour quelqu’un qui a traversé différentes épreuves dans sa vie, c’est la confirmation que la victoire est aussi la tienne. Le Saint-Esprit est ton bouclier permanent.

Le pont : l’armée du ciel en renfort

« Sitiasyon sa paka fèm pè
Lame syèl kanpe avè mwen
Mil mèt agoch mwen
Di mil adwat mwen
Wi viktwa mwen asire »

Là où d’autres brandissent des forces obscures, ce chant t’invite à répondre par l’image d’une armée céleste. Ses peurs légitimes — après des aveux aussi graves — sont recouvertes par une vision : elle n’est pas seule. Même si mille tombent à gauche et dix mille à droite, elle reste debout, car sa victoire est « asire ».

Le pont répété agit comme une montée en puissance. Il transforme la peur en proclamation, l’anxiété en assurance.

Sur les genoux : la vraie source de la victoire

« Mwen jwenn viktwam sou jenoum papa
Sela ou renouvle fos ou nan mwen
Nan prezans ou miray yo tonbe
Tout enmi mwen yo terase »

Ce dernier verset dévoile le secret de toute l’histoire. La victoire du chrétien ne vient pas d’une revanche humaine, ni d’une justice publique, ni de l’humiliation de l’autre. Elle vient d’un lieu caché : les genoux, dans la prière. C’est là que nos forces sont renouvelées, que les murs qui nous entourent tombent, que nos ennemis — visibles ou invisibles — sont renversés.

Après avoir lu ce témoignage, je vous invite donc à écouter cette chanson, et que ses paroles puissent servir à renforcer votre foi et vous encourager à continuer à marcher dans la sainteté.

C’était l’histoire et le témoignage de Rachel C. Poyeau que nous avons souhaité partager avec vous.

Écoutez « VIKTWA » sur YouTube maintenant.

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