2 février, 2023

La voix de l’expérience VS la voix du Saint-Esprit

Gédéon Bangali

Nous devons donner la première place à la voix de l’Esprit-Saint et lui destiner une obéissance totale afin qu’il soit, dans nos vies, LE SEUL MAÎTRE A BORD…

Actes 27 : 9-26
9 Un temps assez long s’était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque même du jeûne était déjà passée. C’est pourquoi Paul avertit 10 les autres, en disant : O hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes. 

Contexte biblique

Le contexte biblique de ce texte, c’est le voyage de l’apôtre Paul vers Rome pour comparaître devant le tribunal de César ; sur sa propre demande. Après une détention de deux ans à Césarée, il est transféré, sous la garde d’un centenier, par voie de mer vers la capitale de l’empire romain. Leur navire, après quelques temps de navigation, se trouve en escale dans une localité appelée Beaux-ports.

Contexte historique

Le contexte historique c’est que, ce voyage maritime se fait à une époque du 1er siècle après J-C où on n’avait pas encore découvert toutes les technologies et mécanismes de navigation qui garantissent, de nos jours, la sûreté des navires en haute mer. Ainsi, ce voyage sur une distance aussi longue, sans aucune maîtrise des données de météo, représentait une expédition très risquée. Le danger, en plus du fait de la longue distance et la technologie primaire du bateau, est rendu réel à cause de la période de l’année où se déroule ce voyage.

Il se fait après le jeûne du jour des expiations (soit après mi-septembre), selon le verset 9. Or, entre septembre et février, période d’hivernage, la navigation est rendue très périlleuse à cause des tempêtes, des vents violents, redoutés par tous les marins de la méditerranée. Quand on arrive à cette saison, le spectre de la mort s’empare des vagues folles et rôde sur la haute mer ; celui qui s’y aventure est aussi assuré de croiser son chemin. Donc, ce voyage vers Rome, à cette période précise de l’année, représentait un très grand risque de péril. Voilà le contexte dans lequel l’apôtre Paul est embarqué sur le navire aux cotés de Julius et de l’équipe de navigation.

Deux expertises

Sur ce bateau, pour affronter cette mer déchaînée, le texte de base nous donne de discerner deux types d’expertise, à savoir :

Rester sur le chemin de la paix
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La voix de l’expérience humaine
La voix du Saint-Esprit

Embarquées avec les passagers du navire, nous distinguons deux expertises. La première, c’est celle de l’expérience humaine, celle du savoir-faire héritée de plusieurs années de tradition maritime. Cette expertise est portée par le pilote, les matelots et le propriétaire du navire. A coté de cette expertise, il y a celle de la révélation spirituelle portée par l’apôtre Paul. Ce dernier, en embarquant sur ce navire, l’avait fait avec un équipement particulier : Le Saint-Esprit ou si vous voulez, la voix de Dieu en nous. Quand aux maîtres du navire, ils avaient embarqué avec tout le matériel de survie en mer et leur expertise de spécialiste, leur savoir humain.

Les versets 10 et 11 nous montrent que dès le départ du lieu appelé Beaux-ports, chacune des parties en présence va se manifester pour essayer de conseiller le centenier, qui en tant que responsable du voyage, devait prendre une décision concernant la suite du trajet.

En effet, il y avait une décision importante à prendre car les versets 1 à 9 de ce chapitre nous montrent que depuis le départ de Césarée la navigation s’était avérée pénible. L’apôtre Paul, portant la voix du Saint-Esprit auprès du centenier et de l’équipage vient avertir au sujet d’une révélation qu’il a reçu par rapport à la suite du voyage. Mais cette intervention est contestée et balayée du revers de la main par un pronostic humain fait par les spécialistes de la mer présents, notamment le pilote et le propriétaire du navire. Le résultat, c’est que le responsable du voyage fait le choix d’écouter l’expertise humaine. Cela peut nous amener à tirer notre premier enseignement.

Premier enseignement

C’est que, très souvent, quand nous sommes face à un dilemme, des voix intérieures ou extérieures qui viennent nous conseiller, la plus évidente à adopter, c’est la voix des expériences humaines. C’est en suivant cette voix, en Genèse 13 :9 que Lot s’est convaincu lui-même de faire le choix de la plaine arrosée du Jourdain. A la suite des querelles entre ses bergers et ceux d’Abraham, il lui est proposé de se séparer de son oncle Abraham en s’orientant dans la direction de son choix. Lot jugeant par son expérience de berger, de propriétaire de troupeaux, sans consulter l’expertise divine qui est supérieur à toute autre qualification, va s’orienter vers la grande pleine herbeuse. Mais sa science personnelle sur laquelle il s’est appuyé va le conduire à Sodome et à la ruine totale. Il sortira, des années plus tard, de cette région sans une seule brebis.

Qu'est-ce que cela signifie d'attendre le Seigneur?
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En effet, à la différence de la voix de l’expérience humaine qui relève des choses connues, la voix de l’Esprit de Dieu peut paraître souvent difficile à adopter parce qu’elle peut avoir quelque chose de compliqué, d’inhabituelle, quelque chose d’incompréhensible. On le voit en Exode 5. Il était incompréhensible pour Pharaon de laisser partir Israël, juste pour obéir à la voix de l’Eternel. Cela devait lui paraître tout simplement « grotesque ». De même, dans notre texte de base, il est difficile pour le chef de voyage de prendre en considération la révélation apportée par Paul, qui certainement ne savait rien des bases de la navigation maritime.

Deuxième enseignement

Ensuite, le verset 13 nous montre qu’un vent léger du sud viendra renforcer la conviction des marins qui avait basé leur pronostic sur le visible. Ils se sont même cru maîtres de leur destin. Mais en réalité, c’est le Saint-Esprit omniscient qui voit au-delà de nos yeux d’humains. Aussi son pronostic est le meilleur. Le second enseignement que nous pouvons tirer de la confrontation des deux voix embarquées sur ce navire c’est que celle du Saint-Esprit continue d’éclairer quand la voix de l’expertise humaine n’a plus de réponses. L’expertise du Saint-Esprit a toujours de la ressource quand celle de l’expérience et du savoir humain est épuisée.

Cette vérité est confirmée par les versets 23 et 24. Quand les vagues déchaînées vont commencer à livrer combat contre le navire, l’expertise humaine va tarir. Il faudra l’expertise du Saint-Esprit pour redonner de l’espoir et rassurer les uns et les autres sur l’issu de cette mésaventure. Aussi, celui qui met sa confiance dans la voix de Dieu demeure quand celui qui se confie en l’homme tombe. Il en est ainsi, lorsque, selon 2 Samuel 10, le roi des ammonites, après avoir humiliés les émissaires du roi David, suivant l’avis des conseillers, va aller recruter des armées de mercenaires pour marcher contre Israël. Mais, le roi David et Joab, son chef d’Etat-major vont défaire ce roi des ammonites et toute sa cohorte d’hommes de guerre expérimentés.

Croissez dans la grace et dans la connaissance...
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Après cette victoire, il composera, à notre intention, le Psaume 20 où il rend ce témoignage, à partir du verset 8

Psaumes 20 : 8-9
8 Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux; Nous, nous invoquons le nom de l’Eternel, notre Dieu. 9 Eux, ils plient, Et ils tombent; Nous, nous tenons ferme, et restons debout.

C’est une illustration parmi tant d’autres de ce que la voix de Dieu a toujours de la ressource pour soutenir quand celle des conseillers et des experts humains jette l’éponge.

Troisième enseignement

Le troisième enseignement qui doit attirer notre attention se trouve au verset 30 de ce chapitre 27. Il y est écrit que les matelots vont chercher à s’échapper du navire ; Certainement terrorisés par la destruction du bateau annoncée par l’apôtre Paul. Ces matelots, pourtant, en tant que membre de l’équipage et porteurs de l’expertise humaine, on le voit au verset 12, ont été de « la plupart » favorable à ce que le navire se remette en route. Mais voilà que, réalisant qu’ils n’étaient pas maîtres de leur destin, ils vont chercher à fuir le navire en difficulté à cause de leur conseil. Face à la sérénité et l’assurance en Dieu affichée par Paul, ces derniers se retrouvent dans la confusion totale. Telle est la fin de celui qui s’appuie premièrement sur sa propre science et met la voix du Saint-Esprit en seconde option.

En conclusion, nous pouvons retenir que lorsque nous nous retrouvons face aux défis de la vie quotidienne, face à nos projets, face au défi de nos responsabilités sociales ou professionnelle, chacun de nous dispose, en lui, de deux équipements de direction assistée :

La voix du Saint-Esprit.
La voix du savoir humain

Dans le texte de base, les responsables de ce navire avaient une excuse qui est à même de couvrir leur mauvais choix. C’est qu’ils ne connaissaient pas la parole divine, ils ne connaissaient pas le Saint-Esprit et la valeur de la révélation. Mais nous, nous n’avons pas cette excuse. C’est pourquoi, nous devons donner la première place à la voix de l’Esprit-Saint et lui destiner une obéissance totale afin qu’il soit, dans nos vies, LE SEUL MAÎTRE A BORD…

Que la grâce toute suffisante de Jésus-Christ soit votre partage, vous et toute votre maison. Amen !

Grande cellule (Assemblées de Dieu Cocody) à Faya, mai 2014

source: enseignemoi

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